Notre histoire…

Voilà, hier soir, nous assistions tous médusés, désespérés, incrédules, devant notre écran ou rassemblés dans les rues, à ce spectacle inimaginable. Notre-Dame de Paris était en train de lutter contre un incendie d’origine a priori accidentelle. Plus de huit cents ans d’Histoire de France, d’Art et de Foi chrétienne flambaient sous nos yeux stupéfiés et terrifiés. À cette heure, le feu est circonscrit, mais non totalement éteint.

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Le Bleu Asse

Ah ! Bien sûr, vous pensez que j’ai bu ! Mais de quoi cause-t-elle ? Le seul bleu que l’on connaisse est le « Bleu Klein » ! Mouais, à mon avis, ce brave homme n’a rien inventé du tout et a surtout réalisé un des « coups » les plus audacieux de l’art contemporain, en tirant sa révérence à 34 ans, genre étoile filante.

OK, c’est vrai, je n’y connais rien ! 😀

L’artiste, dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, n’est pas exactement dans la même veine. D’abord, c’est une femme et tout le monde sait que ce n’est pas nécessairement un avantage quand on veut devenir artiste. J’ai déjà travaillé ce sujet dans mon essai sur les compositrices, Comment exister aux côtés d’un génie.

Bleu Asse

Je me suis initiée à la peinture de Geneviève Asse, respectable Bretonne nonagénaire, lorsque j’ai décidé de visiter La Cohue de Vannes. Ce musée des Beaux Arts mérite le détour, essentiellement pour une toile de Delacroix et pour la salle consacrée à cette Morbihannaise, née dans cette même ville en 1923.

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Tahar Agnelli, c’est un peu moi

J’ai conscientisé très tôt la solitude inhérente à toute forme de vie humaine. J’ai compris que je ne connaissais rien des autres et qu’eux-mêmes ne pouvaient être dans ma tête, peut-être parce que mon monde intérieur, mon imaginaire était tellement riche et que personne ne le soupçonnait. Rien ne m’agace davantage que celui ou celle qui, sans être un de mes proches, prétend me comprendre parfaitement parce qu’il ou elle croit vivre la même chose.

Primo, les situations sont toujours différentes. Secundo, personne ne peut savoir à ma place ce qui est bon pour moi. Tertio, même Big Brother ne peut découvrir mes pensées intimes.solitude

Dans mon premier roman, je fais dire à mon personnage principal, le commissaire Tahar Agnelli :

« Même en groupe, tu restes seul. Tu es seul à te connaître vraiment. Tu nais seul, tu meurs seul. C’est une illusion de croire qu’on vit tous ensemble. En fait, on existe péniblement les uns à côté des autres. Personne n’est indispensable, sauf peut-être comme miroir narcissique du voisin. »

Ce sont mes mots, ma philosophie et ma réalité que j’ai la faiblesse de considérer comme exacte. J’aurais même pu ajouter qu’entre la naissance et la mort, on se débrouille comme on peut. Pas gai, comme conclusion ? Sans doute, mais à mon sens, absolument intrinsèque de l’être humain qui vit à côté de l’autre et en finit par ne remarquer que ce qu’il accepte de voir.

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Plaisir de la biographie

Est-il si essentiel de connaître la vie d’une personnalité pour mieux comprendre son travail ? Appréciera-t-on davantage celui-ci si l’on découvre ce qu’il/elle fut en tant qu’être humain, dans son quotidien et ses rapports à ses contemporains ? Pour ma part, j’en suis convaincue, non pas que cette démarche soit obligatoire (l’on n’en sortirait pas !). Cependant, une œuvre prend légitimement une tout autre dimension dès lors qu’on la lie avec les évènements de l’existence de son créateur, quelle que soit sa discipline.

J’ai souvenir de la biographie de Gustav Mahler, véritable somme rédigée dans les années 80 par Henry-Louis de Lagrange, Gustav-Mahlerlequel a voué sa vie et son travail à ce compositeur exceptionnel. J’ai fait le choix, après avoir entendu deux symphonies de l’artiste (La 1ère et la 5ème), de les découvrir toutes au fur et à mesure de ma progression dans le cours de sa vie. La force de Lagrange est d’avoir construit une véritable histoire, presque un roman. Et si le lecteur veut aller plus loin, une somme de notes est adroitement insérée dans le texte lui-même, ce qui évite les aller-retour acrobatiques entre le récit et les annexes en fin d’ouvrage. Quand celui-ci compte près de mille pages et pèse son poids, je peux vous assurer que c’est fort confortable. Le livre est devenu aujourd’hui LA référence pour qui veut découvrir Mahler, et c’est exceptionnel dans l’histoire de la biographie.

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L’imaginaire est la plus belle invention de l’être humain…

On évoque très souvent le jour de la sortie d’un livre. On parle beaucoup moins de celui où le livre est « enfin » terminé. Car ma question est : un livre est-il jamais achevé ?

Je viens d’envoyer à ma maison d’édition, les Éditions Hélène Jacob, le manuscrit qui sera peut-être mon prochain ouvrage éditéLogo EHJ par elle. Peut-être ? Parce que, fort logiquement, rien n’est jamais acquis et que le contenu doit satisfaire un comité de lecteurs exigeants.

J’avais fait une erreur sur la date à laquelle je devais rendre mon « devoir ». Je pensais qu’elle était fixée à début avril. Mon inconscient s’est rappelé à moi. Je l’aime bien mon inconscient… 🙂 Le 22 février, j’ai donc réalisé que le véritable délai était prévu au 3 mars. J’ai d’abord demandé une petite dérogation. Puis, bien que l’ayant obtenue, j’ai choisi de me donner à fond pendant dix jours et de ne penser qu’à l’achèvement de mon récit. Certes, il était quasiment bouclé. Quasiment seulement.

Je ne suis pas une fille très organisée. J’ai toujours l’impression que le temps est élastique. Du coup, je prévois moult choses à effectuer dans ma journée, ou ma semaine, et me retrouve parfois à devoir en faire plusieurs à la fois pour remplir les objectifs que je me suis moi-même fixés. Même si je me crée une planification, généralement assez légère, je me connais bien : la respecter est plus difficile. Et je suis pourtant la première à ressasser à mes coachés que les objectifs fixés sont de merveilleux boosters.

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Quelques réflexions sur l’écriture…

J’ai la sensation que nous sommes toujours plus nombreux à écrire, quel que soit le style ou le genre de prédilection de chacun, que nous soyons célèbres ou anonymes.… Sans doute ce besoin a-t-il pris son essor avec la disparition des correspondances par courrier postal, remplacées par les nouveaux modes de communication numériques, twitt et autres courriels. Frustrés de ne plus pouvoir raconter notre vie de manière un tant soit peu littéraire, nous nous sommes découverts des vocations d’écrivains.

Que nous écrivions bien ou mal n’est pas mon sujet, toute forme d’art étant pas essenceecrire 1 subjective.

Je m’interroge plutôt sur les méthodes qui pullulent sur le web, expliquant de quelle manière écrire une fiction, trouver son sujet, bâtir son récit, préparer l’histoire et les personnages. La semaine passée, je me suis efforcée d’écouter un tutoriel sur ce sujet, réalisé par un auteur auto-édité. Il y avait de bonnes idées, mais le déroulé m’a semblé tellement lourd et « incontournable » que mon esprit a rapidement pris la tangente. Selon ce « formateur », il y avait UNE bonne méthode, hors cela, point de salut… Comme sa prose de surcroit ne m’a pas ébouriffée, j‘avoue avoir repris dans la seconde mes (mauvaises ?) habitudes.

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Génie ou pas génie ?

Vous connaissez mon amour de la musique classique, combien elle participe de mon travail d’écriture, et également le simple plaisir que j’ai à l’écouter. Elle a participé à ma construction, avec les livres bien sûr, et même si aujourd’hui les découvertes sont nécessairement moins fréquentes, je ne peux ni ne veux m’en passer.

Facebook a de ces avantages qu’on y croise des amis que l’on n’aurait sans doute jamais rencontrés dans la vraie vie… LaurentLaurent denave Denave fait partie de ceux-ci, même s’il a quitté le réseau. J’aimais pourtant ces posts où il s’enflammait pour une cause sociale et/ou politique, nous faisait découvrir des compositeurs et des œuvres, souvent contemporains ce qui nécessairement m’enrichissait. Car je reconnais humblement faire partie de ceux qui ne comprennent pas grand chose à la musique contemporaine.

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Mémoires, Beate et Serge Klarsfeld

Acheter ce livre et le lire était une évidence. Sans apriorisme aucun, ni admiration ou méfiance. On connaît les Klarsfeld, Klarsfeld 1peut-être plus Serge que Beate, du fait de son combat en France. D’ailleurs, ils l’expliquent très bien. Elle « s’occupait » de l’Allemagne lorsqu’il se chargeait de la France.

« Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d’un soldat de la Wehrmacht et ce fils d’un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de «chasseurs de nazis» que l’on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité. Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations ? notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo ? ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah. »

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Écrire de bons dialogues

Suis-je moi-même capable de le faire ? Il est clair que d’avoir fréquemment des retours positifs pour ceux qui parsèment mes livres m’a toujours fait plaisir. Le dialogue, à mon sens, est la sève du récit. Sans doute est-ce pour cette raison que je leur accorde un soin particulier, sensible à leur musicalité et à leur réalisme aussi, tant sur le fond que sur la forme.

Rien ne m’est plus désagréable dans un livre, roman ou nouvelle, d’être « prise » par le récit et de tomber soudainement sur un dialogue bancal, ampoulé, voire mauvais. Au risque de paraître un peu triviale, selon moi, cela «  fout tout par terre ».

Audiard MichelMais pourquoi certains auteurs s’empêtrent-ils dans le travers du genre « je m’en vas te leur concocter des phrases hypra littéraires, ils ne pourront pas dire que je ne sais pas écrire »

Et bien je le leur dis, zou ! Ils ont tout faux.

C’est vrai, le français est une langue magnifique, qui se prête volontiers au « grand style », et à la « littérature ». Certes, mais le dialogue est avant tout du vécu ! Et nous ne sommes plus au temps de Stendhal ou de Balzac ! Le cinéma est passé par là, et il peut être un fabuleux outil d’explication de l’importance extrême d’un bon dialogue.

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Vienne !

Vienne est un vieux rêve… Il est donc devenu réalité. Là, je suis certaine que vous vous dites en vous-même Elle est mignonne, Vienne, à la fois si proche et si conventionnel… Ou encore… Ah oui, normal, c’est une fille, son vieux rêve est en fait le fantasme de Sissi… Lire la suite

Mes personnages : Léopoldine Hugo, lieutenante de police

J’ai un peu oublié de vous tenir au courant de mes personnages, pourtant celui dont je vais vous parler aujourd’hui a connu une sacrée mutation.carte police

Imaginez-vous que cette lieutenante fut en effet tout d’abord… UN LIEUTENANT !!!!

Non, il ne s’agit pas de transsexualité ! Oui, fortement imprégnée bien malgré moi des nos clichés judéo-chrétiens, machistes et paternalistes (c’est tout ??? 🙂 ), je n’avais glissé aucune figure féminine dans mon équipes d’enquêteurs. C’est à la relecture de ma prose que l’incongruité est apparue, me sautant quasiment au visage sans laisser de trace visible, je vous rassure.

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Beethoven, 16 (ou 17) décembre 1770

Je ne pouvais laisser passer ce jour, voire ces jours puisqu’à priori il y a léger doute sur la date, sans évoquer celui qui fut le fondement de ma passion pour la musique classique.Beethoven buste

Beethoven est pour moi avant tout Ludwig, celui par lequel j’ai découvert et continue de goûter, d’adorer, un art dont je ne saurais me passer. Je le reconnais, je ne suis pas musicienne, juste mélomane. Sans doute est-ce le seul regret de toute ma vie, de taille, certes, mais auquel je survis grâce à l’écoute quasi permanente de ces chef-d ‘œuvres qui m’ont bercée durant des années, dont je ne me lasserai jamais.

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La genèse du premier-né

Souvent, les lecteurs se demandent comment vient l’idée d’un livre. Je le reconnais, je ne fais pas partie de ceux qui phosporent comme des bêtes pour trouver the idea du siècle, puis structurent leur boulot et verrouillent leur journée de travail. Sans doute ai-je tort, mais je n’ai jamais pu supporter les cadres… Mon côté rebelle sans doute J

OxfordBon, j’ai déjà expliqué que j’avais passé plusieurs années à cheval entre l’Angleterre et la France. Dans la seconde, mon temps était bien occupé. Outre-Manche, je me suis surprise au début à tourner un peu en rond. Oxford est quand même le trou du cul du monde, quoi qu’on en pense. Un week-end, c’est super. Après, on refait très vite les mêmes escapades… Alors très vite, il m’a fallu trouver un moyen d’occuper le temps.

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11 décembre 1964, Alma rejoint Gustav, Maria & Manon au cimetière de Grinzing

Il y a aujourd’hui cinquante ans, disparaissait à New-York mon « ogresse » favorite, Alma Mahler, veuve de Gustav Mahler. Petit extrait en forme d’hommage.
Grinzing… »Un peu plus tard, allongée sur son lit, la vieille dame entrouvre les paupières. Elle se souvient qu’un médecin est passé, sans doute le docteur Brendauer, ce vieil incapable d’exilé teuton. Il aura laissé une ordonnance et sans doute bien peu d’espoir. Anna est assise à son chevet, qui l’observe toujours avec la même anxiété.
− Ma petite chérie, il faut te faire une raison, je vais m’en aller un jour…
− Repose-toi Maman, le médecin a dit qu’il te fallait du calme.
− Ce médecin est un Juif et un crétin… Je vais simplement mourir.

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Mes personnages : Victoire Meldec, chauffeuse de taxi

Je poursuis donc mon inventaire à la Prévert de mes personnages. C’est au tour de Victoire Meldec de passer à la moulinette de mes élucubrations.oiselle

Mais où a-t-elle été péché une pareille oiselle, vous demandez-vous sans doute ?

C’est vrai, je le reconnais, Victoire Meldec est une sacrée nénette. En fait, elle n’est pas apparue immédiatement dans le roman. Elle est un rajout. Ou plutôt une évidence. Le livre sans elle était bancal, et dès qu’elle est apparue, tout le récit, certes s’est modifié, mais surtout s’est construit de manière logique, fluide et juste.

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