Le Bleu Asse

Ah ! Bien sûr, vous pensez que j’ai bu ! Mais de quoi cause-t-elle ? Le seul bleu que l’on connaisse est le « Bleu Klein » ! Mouais, à mon avis, ce brave homme n’a rien inventé du tout et a surtout réalisé un des « coups » les plus audacieux de l’art contemporain, en tirant sa révérence à 34 ans, genre étoile filante.

OK, c’est vrai, je n’y connais rien ! 😀

L’artiste, dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, n’est pas exactement dans la même veine. D’abord, c’est une femme et tout le monde sait que ce n’est pas nécessairement un avantage quand on veut devenir artiste. J’ai déjà travaillé ce sujet dans mon essai sur les compositrices, Comment exister aux côtés d’un génie.

Bleu Asse

Je me suis initiée à la peinture de Geneviève Asse, respectable Bretonne nonagénaire, lorsque j’ai décidé de visiter La Cohue de Vannes. Ce musée des Beaux Arts mérite le détour, essentiellement pour une toile de Delacroix et pour la salle consacrée à cette Morbihannaise, née dans cette même ville en 1923.

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Mémoires, Beate et Serge Klarsfeld

Acheter ce livre et le lire était une évidence. Sans apriorisme aucun, ni admiration ou méfiance. On connaît les Klarsfeld, Klarsfeld 1peut-être plus Serge que Beate, du fait de son combat en France. D’ailleurs, ils l’expliquent très bien. Elle « s’occupait » de l’Allemagne lorsqu’il se chargeait de la France.

« Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d’un soldat de la Wehrmacht et ce fils d’un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de «chasseurs de nazis» que l’on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité. Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations ? notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo ? ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah. »

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La genèse du premier-né

Souvent, les lecteurs se demandent comment vient l’idée d’un livre. Je le reconnais, je ne fais pas partie de ceux qui phosporent comme des bêtes pour trouver the idea du siècle, puis structurent leur boulot et verrouillent leur journée de travail. Sans doute ai-je tort, mais je n’ai jamais pu supporter les cadres… Mon côté rebelle sans doute J

OxfordBon, j’ai déjà expliqué que j’avais passé plusieurs années à cheval entre l’Angleterre et la France. Dans la seconde, mon temps était bien occupé. Outre-Manche, je me suis surprise au début à tourner un peu en rond. Oxford est quand même le trou du cul du monde, quoi qu’on en pense. Un week-end, c’est super. Après, on refait très vite les mêmes escapades… Alors très vite, il m’a fallu trouver un moyen d’occuper le temps.

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11 décembre 1964, Alma rejoint Gustav, Maria & Manon au cimetière de Grinzing

Il y a aujourd’hui cinquante ans, disparaissait à New-York mon « ogresse » favorite, Alma Mahler, veuve de Gustav Mahler. Petit extrait en forme d’hommage.
Grinzing… »Un peu plus tard, allongée sur son lit, la vieille dame entrouvre les paupières. Elle se souvient qu’un médecin est passé, sans doute le docteur Brendauer, ce vieil incapable d’exilé teuton. Il aura laissé une ordonnance et sans doute bien peu d’espoir. Anna est assise à son chevet, qui l’observe toujours avec la même anxiété.
− Ma petite chérie, il faut te faire une raison, je vais m’en aller un jour…
− Repose-toi Maman, le médecin a dit qu’il te fallait du calme.
− Ce médecin est un Juif et un crétin… Je vais simplement mourir.

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Finaliste du Prix Littéraire International Indépendant !

Pierrot aurait dit… l’essentiel est de participer !Annonce prix international indépendant

Le 8 septembre dernier, une collègue auteure du groupe des EHJ lance l’information sur notre groupe privé Face de Bouc… Le PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL ET INDÉPENDANT avait lieu, auquel nous pouvions participer.

À la lecture du site, je me suis dit, « why not ? » Je peux aussi vous la faire en version allemande… « Warum nicht ? »

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Révolution chez les Bach

Le scoop est tombé voilà quelques jours. Un documentaire soutiendrait la thèse que plusieurs œuvres de Jean-Sébastien auraient en fait été composées par sa seconde épouse, Anna-Magdalena. Oui ! Madame Bach herself serait à l’origine, notamment des Variations Goldberg et des Suites pour violoncelle, voire du premier prélude du Clavier bien tempéré ! J’entends déjà les conservateurs puristes pousser des cris d’orfraie. Comment ? Une simple « ménagère », certes Bach-Anna-Magdalena-01suffisamment bonne musicienne pour être la copiste des œuvres de son cher et tendre époux, serait à la source de partitions aussi géniales ?

Ils se sont mis à trois pour apporter les preuves quasi incontestables de leur thèse, sur laquelle ils travaillent depuis plus de dix ans : Martin Jarvis, professeur de musique de l’Université de Darwin en Australie, Sally Beamish, compositrice britannique et Heidi Harralson, experte américaine en examen légal de documents. Parmi les éléments apportés pour étayer leur conclusion : la structure musicale des pièces concernées serait très différente d’avec le reste de l’œuvre de Jean-Séb ; une inscription figurerait sur une page des partitions, indiquant en Français « écrit par Mme Bach » ; enfin, ce qui ne veut pas dire grand-chose, rien ne prouve que ces œuvres soient de Bach lui-même.

Et finalement, aurais-je tendance à demander, sans doute trop audacieuse pour les conservateurs puristes cités un peu plus haut, pourquoi pas ?

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