Rita au conservatoire

Rita Strohl a fréquenté le Conservatoire de Paris de septembre 1878 à juin 1884 ; l’établissement était alors situé dans le 9e arrondissement, entre les rues Richer, Bergère et du Faubourg Poissonnière

Brève histoire du conservatoire de musique
« L’hôtel des Menus-Plaisirs » datait de 1763 ; il vit se succéder l’École royale de chant et de déclamation, puis dès 1784, le Conservatoire de musique et de déclamation.
La salle des concerts, inaugurée en 1811, avait une acoustique exceptionnelle.
Aujourd’hui, il abrite Le Conservatoire national supérieur d’art dramatique ; le Conservatoire à rayonnement régional de Paris – Ida Rubinstein est depuis 1911 rue de Madrid.
Une élève rebelle et moyenne
Au conservatoire, on ne peut pas dire que Rita accomplit des merveilles ; là, déjà, elle décida de ce qu’elle avait envie de faire ou pas.
Ses deux années en classe de solfège s’avèrent assez médiocres ; sa professeure, Mme Leblanc, se plaint de son manque de travail ; elle lui reconnait cependant une « jolie organisation du travail » ; et elle « fait très bien la dictée et les principes ».
Mais objectivement, à lecture des bulletins d’appréciations semestriels, on ne découvre rien de bien ébouriffant.
Une préférence nette pour le piano
Ses résultats dans la classe de piano de Félix Le Couppey sont plus notables.
Dès le début, l’ancien professeur de Cécile Chaminade lui trouve des moyens. Il juge qu’elle « compose de très jolies choses ». Il la dit même « admirablement douée », avec un « tempérament d’artiste » en juin 1884.
Et pour la composition
Au contraire d’autres élèves comme Claude Debussy et Mel Bonis, Rita étudia la composition à l’extérieur ; elle se rendait chez Adrien Barthe. Celui-co ne réussit jamais à la faire accepter dans sa classe d’harmonie au conservatoire.
Chaque dimanche matin, au domicile de son professeur et pendant six années, elle explora l’harmonie, le contrepoint et la fugue.
Auprès de Barthe, Rita s’enhardit à composer ses véritables premières partitions.
📚 À la recherche de Rita Strohl, aux Editions l’Harmattan
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