Ottilie Roederstein et Elisabeth Winterhalter, L’exil n’est pas un choix

L’exil, même intérieur, n’est pas un choix

Ottilie Wilhelmine Roederstein
Elle nait en 1859 à Zurich. Cette peintre 🎨 suisse 🇨🇭 fait la plus grande partie de sa carrière en Allemagne.
D’un style classique sans affectation, elle réalise de nombreux portraits et des scènes naturalistes qui connaissent un grand succès dans l’entre-deux-guerres en Europe.
L’homosexualité féminine au 19ème siècle
Amie de Louise-Catherine Breslau, elle se forme auprès d’Eduard Pfyffer, puis à l’Académie des Arts de Berlin ; elle suit sa compagne Annie Hopf à Paris en 1882 et fréquente les ateliers de Carolus-Duran et de Jean-Jacques Henner.
En 1890, elle s’installe à Francfort-sur-le-Main, puis en 1907, à Hofheim am Taunus où elle vit ouvertement son homosexualité 🏳️🌈 avec sa nouvelle compagne.
Elisabeth Hermine Winterhalter
Celle-ci, est née en 1856 à Munich 🇩🇪 ; gynécologue et féministe ✊, militante du droit de vote pour les femmes, elle est l’une des premières femmes médecins 👩⚕️ et la première chirurgienne d’Allemagne
Militante et précurseuse
Elisabeth Winterhalter ouvre la première polyclinique gynécologique et obtient une véritable renommée en gynécologie et obstétrique.
Elle continue d’exercer la médecine jusqu’en 1911, puis est obligée d’arrêter sa carrière pour des raisons de santé.
L’exil intérieur n’est pas un choix
Durant la montée du nazisme, Ottilie Roederstein et Elisabeth Winterhalter se retirent de toute vie publique
Fin de deux vies
Ottilie Roederstein meurt en 1937 et Elisabeth Winterhalter en 1951, après avoir été honorée par le président Theodor Heuss pour son rôle de pionnière dans l’ouverture de la profession médicale aux femmes
Le couple est inhumé dans un Ehrengrab, « tombe d’honneur“
L’Exil n’est pas un choix 💔 même l’exil intérieur…
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