Rentrée musicale et féminine agnèles boucher autrice

Rentrée musicale et… féminine !

Depuis quelques années, je me suis découverte un véritable engouement pour vous parler de ces femmes qui ont vécu, créé, existé dans l’ombre des hommes, célèbres ou pas. J’ai eu donc envie de vous proposer une rentrée musicale et féminine.

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Le Bleu Asse

Ah ! Bien sûr, vous pensez que j’ai bu ! Mais de quoi cause-t-elle ? Le seul bleu que l’on connaisse est le « Bleu Klein » ! Mouais, à mon avis, ce brave homme n’a rien inventé du tout et a surtout réalisé un des « coups » les plus audacieux de l’art contemporain, en tirant sa révérence à 34 ans, genre étoile filante.

OK, c’est vrai, je n’y connais rien ! 😀

L’artiste, dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, n’est pas exactement dans la même veine. D’abord, c’est une femme et tout le monde sait que ce n’est pas nécessairement un avantage quand on veut devenir artiste. J’ai déjà travaillé ce sujet dans mon essai sur les compositrices, Comment exister aux côtés d’un génie.

Bleu Asse

Je me suis initiée à la peinture de Geneviève Asse, respectable Bretonne nonagénaire, lorsque j’ai décidé de visiter La Cohue de Vannes. Ce musée des Beaux Arts mérite le détour, essentiellement pour une toile de Delacroix et pour la salle consacrée à cette Morbihannaise, née dans cette même ville en 1923.

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Par Agnesb62, il y a

L’imaginaire est la plus belle invention de l’être humain…

On évoque très souvent le jour de la sortie d’un livre. On parle beaucoup moins de celui où le livre est « enfin » terminé. Car ma question est : un livre est-il jamais achevé ?

Je viens d’envoyer à ma maison d’édition, les Éditions Hélène Jacob, le manuscrit qui sera peut-être mon prochain ouvrage éditéLogo EHJ par elle. Peut-être ? Parce que, fort logiquement, rien n’est jamais acquis et que le contenu doit satisfaire un comité de lecteurs exigeants.

J’avais fait une erreur sur la date à laquelle je devais rendre mon « devoir ». Je pensais qu’elle était fixée à début avril. Mon inconscient s’est rappelé à moi. Je l’aime bien mon inconscient… 🙂 Le 22 février, j’ai donc réalisé que le véritable délai était prévu au 3 mars. J’ai d’abord demandé une petite dérogation. Puis, bien que l’ayant obtenue, j’ai choisi de me donner à fond pendant dix jours et de ne penser qu’à l’achèvement de mon récit. Certes, il était quasiment bouclé. Quasiment seulement.

Je ne suis pas une fille très organisée. J’ai toujours l’impression que le temps est élastique. Du coup, je prévois moult choses à effectuer dans ma journée, ou ma semaine, et me retrouve parfois à devoir en faire plusieurs à la fois pour remplir les objectifs que je me suis moi-même fixés. Même si je me crée une planification, généralement assez légère, je me connais bien : la respecter est plus difficile. Et je suis pourtant la première à ressasser à mes coachés que les objectifs fixés sont de merveilleux boosters.

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La genèse du premier-né

Souvent, les lecteurs se demandent comment vient l’idée d’un livre. Je le reconnais, je ne fais pas partie de ceux qui phosporent comme des bêtes pour trouver the idea du siècle, puis structurent leur boulot et verrouillent leur journée de travail. Sans doute ai-je tort, mais je n’ai jamais pu supporter les cadres… Mon côté rebelle sans doute J

OxfordBon, j’ai déjà expliqué que j’avais passé plusieurs années à cheval entre l’Angleterre et la France. Dans la seconde, mon temps était bien occupé. Outre-Manche, je me suis surprise au début à tourner un peu en rond. Oxford est quand même le trou du cul du monde, quoi qu’on en pense. Un week-end, c’est super. Après, on refait très vite les mêmes escapades… Alors très vite, il m’a fallu trouver un moyen d’occuper le temps.

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Par Agnesb62, il y a

11 décembre 1964, Alma rejoint Gustav, Maria & Manon au cimetière de Grinzing

Il y a aujourd’hui cinquante ans, disparaissait à New-York mon « ogresse » favorite, Alma Mahler, veuve de Gustav Mahler. Petit extrait en forme d’hommage.
Grinzing… »Un peu plus tard, allongée sur son lit, la vieille dame entrouvre les paupières. Elle se souvient qu’un médecin est passé, sans doute le docteur Brendauer, ce vieil incapable d’exilé teuton. Il aura laissé une ordonnance et sans doute bien peu d’espoir. Anna est assise à son chevet, qui l’observe toujours avec la même anxiété.
− Ma petite chérie, il faut te faire une raison, je vais m’en aller un jour…
− Repose-toi Maman, le médecin a dit qu’il te fallait du calme.
− Ce médecin est un Juif et un crétin… Je vais simplement mourir.

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4 novembre 1847…

Quand Félix Mendelssohn Bartholdy apprend la nouvelle, il s’évanouit. Sa femme l’oblige à de longues vacances. Mais le décès de sa sœur − de son double et de son modèle − vient s’ajouter à un épuisement nerveux extrême, conséquence de sa carrière aux multiples fonctions à Leipzig et à Berlin, Lire la suite…

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Alma Mahler, sacrée bonne femme

Jean-Luc Lamouché, un de mes amis sur Facebook, m’a très gentiment proposée d’écrire des articles dans sa revue hebdomadaire, Reflets du Temps. http://www.refletsdutemps.fr/J’ai accepté, et me suis bien sûr concentrée sur une de ces dames qui me passionnent…
Voici donc le premier essai d’une potentielle série…

Alma Mahler ne laisse personne indifférent, du moins pour ceux qui ont entendu parler de cette femme Alma Kokoschkainsolite. Certains la détestent lorsque d’autres l’adorent. Les premiers la considèrent comme responsable de la mort prématurée de son premier mari, Gustav Mahler. Les seconds, bien au contraire, la présentent en victime du désir et de l’ambition des hommes, muse d’artistes aux talents multiples. Certains — et surtout certaines — ont même été jusqu’à en faire une icône du féminisme. J’aurais tendance à dire que les trois sont faux, ou en tous cas, ne tiennent nullement compte des multiples facettes d’une personnalité à la fois empathique et manipulatrice. Alma Mahler privilégiait surtout ses rapports avec les hommes, et surtout les hommes d’exception, voire les génies, en tous cas les hommes célèbres ou en passe selon elle de le devenir. Elle avait un don incomparable pour séduire les artistes installés – pensons à Gustav Klimt, Gustav Mahler, bien sûr – et aussi à flairer ceux qui allaient devenir les références de leur temps : Oskar Kokoschka, Walter Gropius, dans une moindre mesure Franz Werfel.

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Se remettre au travail…

L’été a été chaud. Vous ne vous en êtes pas rendu compte ? ecrivain frustre

Certes, je ne parle pas de météo, mais de l’activité que j’ai déployée dans touts les domaines, sauf… l’écriture.

Cela engendre toujours chez moi un fort sentiment de frustration, parce que depuis plusieurs années, j’avais pris l’habitude de m’atteler à cette activité pendant au moins un tiers de mon temps.

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31 août 1879, naissance d’Alma Mahler…

Ok, ok, j’ai un jour de retard… Mais impossible de retrouver mes mots de passe pour mon blog alors que j’ai changé d’ordinateur… Ouf ! Me voilà sauvée 🙂

Alma âgée portrait Mahler… »La nuit tombe rapidement en cette saison. Bientôt Ida entrera avec le plateau et servira le thé. Alma déteste ce breuvage de malade. Mais à présent que son cœur est fatigué, le cardiologue lui refuse de boire du café. Elle pourrait lui désobéir et ne pas choisir entre ses deux boissons favorites. Elle a fini par se soumettre, en parvenant à négocier de conserver le xérès, évidemment. Ce soir, elle peine à garder les yeux ouverts. Sa tête dodeline sur son cou sans parvenir à se redresser. Pourquoi est-elle si fatiguée ? Il est vrai que sa mémoire ne lui laisse aucun repos, comme s’il lui fallait tout revoir du film de sa vie. Est-il temps de tirer sa révérence ? Et au fond, que lui importe ? Elle a conscience d’être passée à côté de l’essentiel même si elle refuse de l’avouer ouvertement, préférant que les autres continuent de croire le contraire.

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Le Perche, racines ou nostalgie ?

Qu’appelle-t-on exactement la nostalgie ? Et les racines ? Souvent je pense à ceux qui doivent abandonner leur pays, leur village, leurs amis et leur famille, fuir pour des motifs politiques, humanitaires ou sanitaires. Que ressent-on à tout laisser derrière soi ? À vivre dans un autre pays, parler une langue étrangère, taire sa religion, occulter ses coutumes ?Bretoncelles village

À ma toute petite échelle, j’ai ce sentiment de perte et de deuil à chaque fois que je monte dans le TGV qui relie la Bretagne à Paris et que je m’approche du Mans. Ensuite, apparaissent ces modestes hauteurs chères à ma mémoire et à mon cœur, que les aléas de la vie familiale, et de la vie tout court, m’ont contrainte d’abandonner. Ce n’est qu’un petit bout de terre, perdue entre des grandes régions, Normandie, Bretagne et Centre, mais le Perche reste la source à jamais de ma naissance, même si je n’y suis pas née et n’y ai nulle ancestralité.

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Relecture…

Une des principales difficulté de tout auteur(e) démarrant sa modeste activité reste bel et bien de jauger a admirationminima son style et l’intérêt de sa prose… Les proches sont, soit dithyrambiques – génial(e) ma/mon chéri(e), tu es tout bonnement génial(e) -, soit bien élevés – continue… persévère… accroche-toi… -, soit ils ne se mouillent pas en ne lisant pas – je ne pourrais pas être objectif/ve -, ce qui, somme toute, reste « dans le tas » la position la moins dégonflée, en tout cas la plus franche.

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Un autre Harry que Callahan… hélas…

Je suis une fille méfiante, surtout lorsqu’on me soutient mordicus qu’il FAUT AB-SO-LU-MENT voir un film ou lire un livre… Je ressors généralement du cinéma avec un « bof » éloquent même si quelque peu lapidaire, idem lorsque je referme le livre… Cela peut également s’accompagner d’un bâillement…

L’autre jour, je suis allée à la découverte d’une librairie, à côté de chez moi, « les passeurs de mots », bien jolie appellation pour un bien joli lieu…

http://lespasseursdemots.e-monsite.com/

J’y ai picoré quelques ouvrages, dont cette fameuse affaire Harry Quebert, La Verite sur l Affaire Harry Quebertdont tout le monde, et d’abord les pros de l’édition parisienne a chanté les louanges… Même Pivot est dithyrambique… Vous me direz, c’est comme François Busnel, tous deux sont assez souvent pauvres en imagination pour aller nous dégoter des bouquins à dévorer…

Ok, ok, je vous entends déjà, elle est JALOUSE… Même pô vrai !

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Par Agnesb62, il y a

Marcher avec Axel Kahn…

Je viens de finir le récit qu’a fait notre généticien national de son périple durant plusieurs semaines entre Ardennes et Pays-Basque… Déjà, respect pour « l’exercice », même si j’aime marcher, je ne prétends pas à ce genre de « challenge », trop cossarde sans doute, et trop peu entraînée à battre le GR de la sorte.

Pensées en cheminToujours est-il que plusieurs dimensions émanent de ce texte : humaniste sans nul doute, il suffit d’avoir entendu l’homme à plusieurs reprises, au gré d’émissions plus radiophoniques que télévisuelles car la téloche a déserté mon home-sweet-home depuis quelques années déjà, sans qu’elle me manque d’aucune façon… Le web permet de regarder Arte quand cela me chante… Je suis snobe, je sais, j’assume…

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Par Agnesb62, il y a

Ecrire

Écrire demande du temps, de l’espace, ou plutôt me demande du temps et de l’espace.

Longtemps, j’ai eu la chance d’avoir un havre familial niché dans le Perche qui m’accueillait quand j’avais besoin de me ressourcer, loin des autres, du bruit et du stress de Paris.

Les collines du Perche ont l’avantage d’être proches de la capitale, tout en étant en pleine campagne, verdoyantes et boisées, autrefois terre de culture et de pâturage, aujourd’hui plus « boboïsée » mais toujours accueillante et calme. J’y ai des souvenirs d’enfance, de bonheur familial, de vacances douces et chaudes, à une époque où tout semblait couler de source, et où surtout tout n’inspirait que sérénité et bonheur.

Bretoncelles

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Par Agnesb62, il y a