Le Bleu Asse
Ah ! Bien sûr, vous pensez que j’ai bu ! Mais de quoi cause-t-elle ? Le seul bleu que l’on connaisse est le « Bleu Klein » ! Mouais, à mon avis, ce brave homme n’a rien inventé du tout et a surtout réalisé un des « coups » les plus audacieux de l’art contemporain, en tirant sa révérence à 34 ans, genre étoile filante.
OK, c’est vrai, je n’y connais rien ! 😀
L’artiste, dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, n’est pas exactement dans la même veine. D’abord, c’est une femme et tout le monde sait que ce n’est pas nécessairement un avantage quand on veut devenir artiste. J’ai déjà travaillé ce sujet dans mon essai sur les compositrices, Comment exister aux côtés d’un génie.

Je me suis initiée à la peinture de Geneviève Asse, respectable Bretonne nonagénaire, lorsque j’ai décidé de visiter La Cohue de Vannes. Ce musée des Beaux Arts mérite le détour, essentiellement pour une toile de Delacroix et pour la salle consacrée à cette Morbihannaise, née dans cette même ville en 1923.
Bon, j’ai déjà expliqué que j’avais passé plusieurs années à cheval entre l’Angleterre et la France. Dans la seconde, mon temps était bien occupé. Outre-Manche, je me suis surprise au début à tourner un peu en rond. Oxford est quand même le trou du cul du monde, quoi qu’on en pense. Un week-end, c’est super. Après, on refait très vite les mêmes escapades… Alors très vite, il m’a fallu trouver un moyen d’occuper le temps.
… »Un peu plus tard, allongée sur son lit, la vieille dame entrouvre les paupières.