Catégories
Blog

Rendez-nous nos écrivains !

Je suis atterrée. 😱😭😤

J’ai voulu faire un effort. Je n’ai pas aimé No et moi, vous le savez, je l’ai expliqué dans un précédent article. Ou à la rigueur, il faut le mettre entre des mains d’ados, voire de préados. Mais au moins, dans ce livre, il y avait une histoire, construite, des personnages, dépeints, une fin, claire, quoique bâclée.

Mais là ! Les Gratitudes ! Pas de fond, pas de forme ! Une écriture d’une banalité à pleurer ! Aucun récit, la vacuite littéraire personnifiée !

4ème de couv., par habitude, par lassitude

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. Et la peur de mourir. Cela fait partie de mon métier. Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »
Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre. »

Des personnages mièvres et creux ! La vieille dame, forcément juive qui a perdu ses parents dans les camps. De plus, elle n’est jamais parvenue à identifier les « braves gens » qui l’avaient recueillie pendant la guerre… Qu’à cela ne tienne ! Et hop ! Voilà-ti pas qu’on y arrive en une semaine de vacances alors qu’elle a échoué dans cette tâche pendant toute sa vie ! La jeune femme, forcément abandonnée par un veule compagnon, qui se retrouve enceinte et oui !!! Elle va garder l’enfant… Quelle audace ! Quant à l’orthophoniste, évidemment, il adoooooooore les vieux.

Et, le bouquet ! Les deux derniers se marient à la fin… Comme ça, le futur bambin récupère un père !

173 pages, rédigées en gros caractères, avec des chapitres ultra-courts pour optimiser l’espace. Dites-moi, l’auteure, elle a réellement travaillé ou elle a cédé à l’exigence de son éditeur qui a besoin de gagner de l’argent, juste avant les grandes vacances ? Et sa star de compagnon, animateur d’une émission littéraire sur la 5 ? Jamais il ne la fait bosser ? Comment peut-il encenser Auster et Roth et la laisser publier un « truc » pareil, navrant de médiocrité ?

Parce que même sur la plage, « ça » ne le fait pas ! Autant prendre un « feel-good-book » !

C’est quoi l’objectif du bouquin ? S’il s’agit de dépeindre la fin de vie en EHPAD, c’est vraiment une honte absolue ! Pour avoir vécu l’enfer de ces établissements, avoir vu la véritable décrépitude de nos aînés, le manque d’effectifs malgré la bonne volonté des soignants, réveillez-vous ! Ce livre est de la pure rigolade en regard de la réalité.

Madame de Vigan aurait pu, à défaut de faire le travail d’auteure qu’elle prétend être, accomplir celui de la journaliste. Je vais vous dire. Dans ce blog, j’ai descendu en flamme Les Victorieuses de Lætitia Colombani. Eh bien, à choisir entre les deux, je choisis celui-ci, car au moins, on y apprend des choses et l’auteure a fait l’effort minimum de raconter une histoire.

Dans Les gratitudes ? Rien ! Néant ! Foutaise ! Fainéantise abyssale !

Ah ! La couverture est  belle, bravo au graphiste qui l’a imaginée, même si ce n’est pas très original. Elle attire le regard du chaland, enfin surtout de la chalande, hélas pour la femme que je suis !

Voilà, ce n’est ni une véritable critique, ni même un article. Juste un énième coup de gueule !

Rendez-nous de vrais écrivains !

Agnès Boucher, Auteure & Blogueuse

31wT8ULSuLL._SX195_

0 réponse sur « Rendez-nous nos écrivains ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *