Cancer j’ecris ton nom

Cancer j’ecris ton nom

Je suis volontairement provocatrice une nouvelle fois. Parce que je crois, en bonne ex-analysante, que les « mots » ont un sens ; ils doivent être mis sur les « maux » pour que ceux-ci soient clairement énoncés. Aussi, Cancer j’ecris ton nom En tout cas, voilà un article pas Lire la suite…

roman policier historique

Frère et sœur… et époux !

Voilà un roman policier historique bien sympathique, même si dans un genre similaire, je considère les aventures de Frère Cadfaël mieux tournées et plus touffues. Sœur Fidelma est donc une religieuse atypique. En fait, elle est plus avocate que nonne, et surtout, elle est mariée… à frère Eadulf ! Nous sommes Lire la suite…

Rendez-nous nos écrivains !

Je suis atterrée. 😱😭😤

J’ai voulu faire un effort. Je n’ai pas aimé No et moi, vous le savez, je l’ai expliqué dans un précédent article. Ou à la rigueur, il faut le mettre entre des mains d’ados, voire de préados. Mais au moins, dans ce livre, il y avait une histoire, construite, des personnages, dépeints, une fin, claire, quoique bâclée.

Mais là ! Les Gratitudes ! Pas de fond, pas de forme ! Une écriture d’une banalité à pleurer ! Aucun récit, la vacuite littéraire personnifiée !

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Deux récits en un, hélas !

Voilà un livre assez étonnant, non par son contenu, mais plutôt pas l’effet – ou devrais-je dire « les effets » successifs – qu’il a eu sur la lectrice que je suis.

Je n’avais, à ce jour, lu de Martin Winckler, que l’excellent La Maladie de Sachs. Je l’avais ensuite vu dans l’adaptation qu’en a faite Michel Deville au cinéma, avec Albert Dupontel. J’avais vraiment aimé l’originalité du récit, et également la grande humanité qui ressortait de ce livre.

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Je m’appelle Cigale…

« Je m’appelle Cigale. Le nom de mon père est Eau-qui-tourbillonne. Le nom de ma mère est Trois-tâches. Je veux rentrer chez moi. Mais ils ne l’entendirent pas, car elle n’avait pas parlé à voix haute. Les paroles prononcées en kiowa, avec leur musicalité tonale, vivaient dans sa tête comme un essaim d’abeilles ».

Entre deux lectures rapides d’une prose que j’ai un peu massacrée dans un précédent article – en effet, j’ai lu La Tresse, je n’en dirai pas davantage, je préfère évoquer les livres qui à mes yeux, en valent la peine… –, j’ai pris le temps de découvrir une auteure dont j’ignorais tout.

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Et vive le marketing littéraire ! 😡

Depuis 2017, le monde littéraire et les lecteurs encensent un petit livre que je n’ai pas lu, parce qu’il ne me tentait pas, La Tresse, de Lætitia Colombani, pour ne pas le citer.

Du coup, quand le second roman de cette auteure, Les Victorieuses, est sorti, et surtout parce que j’ai eu l’occasion de le lire sans l’acheter, je me suis dit que cela valait le coup de découvrir son travail et de me faire ma propre opinion.

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Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents révolutionnaires

Je me souviens d’un film, dont le titre était, « Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes », avec Josiane Balasko.

Laurence Debray peut dire la même chose, en changeant uniquement le mot « communiste » en « révolutionnaire » ou « trotskystes ». Fille de Régis Debray et d’Élisabeth Burgos, de double ascendance française et vénézuélienne, il faut admettre, après lecture de son ouvrage Fille de révolutionnaires qu’elle a quelque peu pris la tangente en comparaison du parcours de ses parents.

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Comment vous dégoûter de passer vos vacances en Corée du Sud ?

J’ai eu, plus jeune, des engouements pour certains auteur-e-s ; je ne peux quasiment plus lire aujourd’hui. Marguerite Duras fait partie de ceux-ci. Je ne parle pas de ses meilleurs crûs, comme Barrage contre le Pacifique, Moderato Cantabile, La douleur ou Savannah Bay, mais du « reste », les textes marketés en forme d’auto pastiche.

Une chose que j’ignorais est qu’un journaliste, en 1992, a envoyé un des ouvrages de Guite à ses trois principaux éditeurs ; il n’avait modifié que le titre et le nom des personnages ; toutes ces « grandes maisons », d’une seule voix, ont refusé de publier ladite prose.

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Enfin un livre à dévorer !

J’ai l’impression de lire depuis toujours, tellement j’ai avalé d’ouvrages, récits, pièces de théâtre et essais. Je suis une boulimique, vous le savez.

L’autre soir, il m’est arrivé une chose extraordinaire, que je vivais fréquemment autrefois, et que je n’avais pas connue depuis belle lurette.

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Notre histoire…

Voilà, hier soir, nous assistions tous médusés, désespérés, incrédules, devant notre écran ou rassemblés dans les rues, à ce spectacle inimaginable. Notre-Dame de Paris était en train de lutter contre un incendie d’origine a priori accidentelle. Plus de huit cents ans d’Histoire de France, d’Art et de Foi chrétienne flambaient sous nos yeux stupéfiés et terrifiés. À cette heure, le feu est circonscrit, mais non totalement éteint.

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Je suis snob et j’ai un cœur de pierre

C’est ce que j’ai pensé, pour la énième fois depuis que je sais lire et apprécier une bonne prose, en découvrant les critiques de No et moi de Delphine de Vigan sur Babelio.

Tout le monde est « émotionné », voire « bouleversifié » par ce roman. En ce qui me concerne, je me suis prodigieusement ennuyée, pour rester polie, tant j’ai trouvé le style simpliste, scolaire, pour ne pas dire paresseux, et le propos gnangnan au possible, convenu et sans aucune imagination. 😤

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Familles, je vous hais

Cette citation fameuse d’André Gide est tirée des Nourritures terrestres ; je me la suis appropriée, car je la trouve – hélas – trop souvent vraie. Elle est mise en exergue de mon premier roman policier, Méfiez-vous des contrefaçons. Elle se poursuit par « Foyers clos, portes refermées, possession jalouse du bonheur ». Pour André Gide, la famille est aussi un lieu calfeutré, avec sa logique propre. Dans le livre dont je vais vous parler aujourd’hui, le bonheur n’a rien à faire. Il s’agit d’abord d’enfermement et de violence ultime, de celle qu’on peine à imaginer.

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Où es-tu Marie-France ?

Le week-end dernier, deux livres me tendaient leurs pages. Le premier, Ce qui nous revient, de Corinne Royer, m’a rebutée dès les premières lignes, ce qui n’est jamais très bon signe.

J’adore plonger dans une lecture comme on le ferait au creux de l’océan, sans réfléchir, savourer la force des phrases comme celle des vagues, le rythme du récit, la découverte des personnages. J’aime être séduite, presque malgré moi, pénétrer un univers caché et inédit.

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Plongée dans les entrailles de la France

Cette autobiographie est une plongée dans la France, de l’après-guerre à nos jours. Son originalité est d’être relatée à la troisième personne, en ce sens qu’un narrateur fictif raconte la vie de « Philippe ». Le destinataire de ce long récit est le très jeune fils de celui-ci, né bien après les pérégrinations de son père, alors qu’il était déjà la cible d’extrémistes sanguinaires.

Il faut dire que la destinée de Philippe Val est à la fois inattendue, riche et terrible en termes de conséquences ; on ne peut oublier qu’il vit aujourd’hui sous la protection permanente de la police, objet de menaces de mort.

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Attention… Chef-d’œuvre !

Que dire de cet ouvrage, si ce n’est qu’on est bel et bien face à un véritable chef-d’œuvre ?

En le repérant sur les présentoirs de ma librairie préférée, je me suis inquiétée, tant il m’apparaissait comme une espèce d’énorme pavé inaccessible, à l’écriture dense et au format impressionnant. Bien sûr, je savais que je retrouverais nécessairement la prose d’un géant de la littérature.

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