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Mais où va-t-on chercher tout ça ?

« En voilà une question qu’elle est bonne ! » comme dirait l’autre. 😉

Personnellement, je n’en sais strictement rien. Quelle est la source de mon imaginaire depuis toujours ? Pourquoi cette propension à me « faire des films », à construire des scenarii, à les rejouer dans ma tête éternellement au point de ressentir le besoin de les écrire pour pouvoir les oublier enfin ? Excepté pour mes personnages qui ont tous un peu à faire avec moi, directement ou pas, je n’ai pas de réponse à vous donner. « Ça » vient comme ça… 😳

Eh oui ! Les intrigues ? Aucune idée, franchement. Je ne fais pas partie des auteur-e-s qui élaborent tout un plan de bataille. Je ne suis pas l’organisatrice du siècle ; je verse plutôt dans la réactivité, l’adaptabilité, l’inspiration au fil de l’eau ; disons que j’ai une appréhension « élastique » du temps et souvent, je travaille à l’arrache.

Quand il s’agit d’écriture, je précise ! Et je me soigne !!!! 🤣😷

Pour revenir à mes intrigues, rétroactivement, je me rends compte qu’elles contiennent toute une part de « sociologie », ou en tout cas, me permettent d’aborder des sujets chers à mon cœur et autres que l’enquête policière elle-même. Et ce, dès le premier opus ! La famille et les relations que tissent en son sein ses multiples membres, ainsi que la « différence », sont des thèmes de prédilection en forme de fil rouge.

Dès « Méfiez-vous des contrefaçons » jusqu’à « Ne crie jamais Victoire », je mets en scène des frères, des sœurs, des parents, présents ou disparus, dont les interactions ne sont pas nécessairement une partie de plaisir. Ça, j’en conviens, puise un peu son origine dans ma propre expérience de cette cellule « extraordinaire » que l’on bâtit depuis sa naissance avec des personnes que, finalement, on n’aurait peut-être aucune envie de fréquenter si on les rencontrait plus tard. D’où les conflits familiaux, les jalousies, les rancœurs, les séparations, les exclusions.

Ceci étant posé, on peut très bien vivre sans sa famille, à partir du moment où on a mis des mots sur les comportements et que l’on a compris qu’on n’a aucun pouvoir sur l’autre, qui finalement n’est pas aussi indispensable qu’on le croyait…

En effet, personne n’a jamais dit qu’on était obligé d’aimer ses frères et sœurs, ses cousins et cousines, ses oncles et tantes. Pour les parents, reconnaissons-le, c’est quand même plus compliqué, puisque, objectivement, on tient des deux branches ; on ne peut donc les renier, et vice-versa, bien sûr, sans une certaine souffrance, même si certain-e-s le font apparemment sans vergogne. On court le risque de détruire ses propres racines, que je pense indispensables pour se construire. Et on peut toujours les oublier sitôt découvertes !

Dès « Méfiez-vous des contrefaçons », mes deux « héros », le commissaire Tahar Agnelli et Victoire Meldec, révèlent quelques problèmes avec leur ascendance, pour cause de non-dit, de mensonges, voire pire. Mais je ne vais quand même pas vous raconter le livre ! Z’avez qu’à le lire, si ce n’est déjà fait !

Quant à la différence, j’y reviendrai dans un article futur. Elle m’est précieuse. Je la considère comme riche de diversités et de complémentarités.😍

Mais ça, c’est une autre histoire ! ☺️

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Agnès Boucher, Auteure & Blogueuse

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